À bord des avions “Roland Garros” et “Jean Casale”, les équipages ont réalisé un exploit aérien le 18 janvier 1925

À bord des avions “Roland Garros” et “Jean Casale”, les équipages ont réalisé un exploit aérien le 18 janvier 1925

Le 18 janvier 1925, l’aérodrome de Buc devient le théâtre d’un ambitieux raid aérien à travers l’Afrique.

Deux équipages, à bord des avions “Roland Garros” et “Jean Casale”, s’élancent pour un périple de 15 000 kilomètres, visant à tester les appareils et à enrichir l’expérience des aviateurs.

Un départ audacieux depuis Buc

Le 18 janvier 1925, l’aérodrome de Buc est le théâtre d’un événement marquant dans l’histoire de l’aviation.

Ce jour-là, deux équipages s’apprêtent à s’envoler pour une mission aérienne ambitieuse à travers le continent africain, une initiative annoncée par le sous-secrétaire d’État à l’Aéronautique au début de l’année.

Les aviateurs Goÿs et Pelletier-Doisy prennent les commandes de l’appareil “Roland Garros”, tandis que Vuillemin et Dagnaux pilotent le “Jean Casale”.

Ces avions, des modèles 115 conçus par Louis Blériot, sont équipés de quatre moteurs Hispano de 180 chevaux chacun.

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Cette mission, couvrant 15 000 kilomètres, mettra à l’épreuve les compétences des aviateurs et la robustesse des appareils. Le voyage, en plus d’être un défi technique, servira également à réaliser des observations météorologiques cruciales.

Défis rencontrés en vol

Dès le début de leur périple, les aviateurs ont été confrontés à des conditions météorologiques difficiles. À peine deux heures après leur départ en direction de Perpignan, des vents violents les ont contraints à interrompre leur vol et à se poser.

Le Blériot 115, quadrimoteur français des années 1920, utilisé sous le nom « Roland Garros » pour le raid aérien de janvier 1925.

Cet incident initial a mis en lumière les défis imprévus que les équipages devaient surmonter.

Dès le départ, les conditions météo ont rappelé que l’aviation restait une aventure incertaine. Même avec des appareils performants, la nature imposait ses règles et obligeait les équipages à s’adapter en permanence.Éric, 34 ans, mécanicien aéronautique

Malgré cet obstacle, la mission avait des objectifs clairs : tester la performance des avions, enrichir l’expérience des pilotes et recueillir des données météorologiques précieuses.

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Ces éléments étaient essentiels pour le succès de cette ambitieuse traversée africaine.

thomas lemaire neowp

Journaliste passionné par l’innovation, la mobilité et l’aviation, Thomas suit de près l’évolution du transport aérien à travers le monde. Sur Observatair, il décrypte avec précision et curiosité les actualités des compagnies, les nouvelles liaisons et les grandes tendances qui redessinent le ciel mondial.