Aeroflot se prépare à une transformation majeure d’ici 2026, malgré les défis imposés par les sanctions occidentales.

En se concentrant sur l’expansion de son réseau vers des destinations stratégiques et en renforçant son indépendance technologique, la compagnie aérienne russe vise à démontrer sa résilience et à s’affirmer sur la scène internationale.
Expansion du réseau : un pari audacieux face aux sanctions
En 2026, Aeroflot s’engage dans un plan ambitieux pour étendre son réseau, malgré les sanctions occidentales qui restreignent l’accès aux pièces détachées et à la maintenance certifiée en Europe et en Amérique du Nord.
Pour contourner ces obstacles, la compagnie mise sur l’ouverture de nouvelles lignes vers des pays considérés comme « amis » et le développement de hubs régionaux en Russie.
Parallèlement, Aeroflot investit dans la création d’une filière de maintenance nationale pour maintenir sa flotte, majoritairement composée d’Airbus et de Boeing, en service.
Cette stratégie vise à renforcer la connectivité avec les destinations ouvertes aux voyageurs russes et à soutenir les flux touristiques et économiques avec les pays partenaires.
Nouvelles liaisons vers des destinations stratégiques
Aeroflot prévoit d’ouvrir de nouvelles lignes vers des destinations clés en 2026, renforçant ainsi sa présence internationale. Parmi les nouvelles liaisons, on trouve Moscou–Sharm El Sheikh, une destination prisée des vacanciers russes, et Moscou–Colombo, qui répond à la demande croissante pour le Sri Lanka. La compagnie introduira également un vol long-courrier vers Punta Cana, offrant un accès direct aux plages de la République dominicaine.
En Asie, Aeroflot étend ses services vers Nha Trang et Ho Chi Minh-Ville au Vietnam, ainsi que vers Sanya en Chine, depuis des villes régionales comme Saint-Pétersbourg.
Ces destinations sont cruciales pour la stratégie d’expansion d’Aeroflot, car elles permettent de maintenir des liens avec des pays partenaires et de soutenir les flux touristiques et économiques, tout en contournant les restrictions imposées par les sanctions occidentales.
Des hubs régionaux pour désengorger Moscou
Aeroflot adopte un modèle multipolaire pour alléger le trafic à Moscou, en renforçant ses hubs régionaux à Saint-Pétersbourg, Krasnoyarsk et Sochi. À Saint-Pétersbourg, de nouvelles liaisons vers Gorno-Altaïsk et Sanya sont introduites, tandis que Krasnoyarsk se développe comme un point de transit entre l’ouest de la Russie et l’Asie.
Cette stratégie permet à Aeroflot d’étendre son réseau en offrant plus de connexions directes entre les régions, tout en contournant les restrictions imposées par les sanctions occidentales.
En diversifiant ses hubs, la compagnie renforce sa connectivité et soutient les flux touristiques et économiques avec les pays partenaires, consolidant ainsi sa position sur le marché intérieur et international.




