Les négociations autour du Système de combat aérien du futur (SCAF) suscitent de vives tensions entre la France, l’Allemagne et l’Espagne.
Alors que Dassault Aviation revendique une position dominante, des rumeurs de désaccords et de solutions alternatives émergent, menaçant l’avenir de ce projet stratégique pour la défense européenne.
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Les enjeux des négociations autour du SCAF
Les discussions sur le Système de combat aérien du futur (SCAF) sont marquées par des tensions et des manœuvres informationnelles.
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Dassault Aviation, acteur clé du projet, souhaite obtenir une voix prépondérante de 51 % par rapport aux filiales allemande et espagnole d’Airbus.

Cette demande vise à renforcer son rôle de maître d’œuvre, mais elle est souvent mal interprétée dans la presse allemande.
L’Allemagne va-t-elle se détourner du projet SCAF ?
Des rumeurs persistantes suggèrent que l’Allemagne pourrait envisager de se passer de la France pour le projet SCAF, voire de rejoindre le Global Combat Air Programme (GCAP) avec le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon.
[ 🇩🇪 ALLEMAGNE | 🇫🇷 FRANCE ]
🔸 La presse japonaise 🇯🇵 évoque désormais à son tour d’un retrait de l’Allemagne du SCAF afin de rejoindre le programme d’avion de combat GCAP aux côtés du Japon, du Royaume-Uni et de l’Italie. pic.twitter.com/a9xjb7IPhY
— Little Think Tank (@L_ThinkTank) February 11, 2026
Cette hypothèse pourrait être une stratégie pour exercer une pression sur la France dans les négociations.
Par ailleurs, certains industriels et syndicats allemands soutiennent l’idée de développer deux avions de combat distincts pour le même système.
Cette proposition vise à clarifier le cadre du projet et à offrir de meilleures perspectives d’avenir, tout en réduisant les désaccords actuels.
Un projet commun ou rien !
Le président Macron a fermement rejeté l’idée de développer deux avions distincts pour le projet SCAF, soulignant l’importance d’une collaboration unifiée.
Remettre en cause ce projet pourrait avoir des répercussions sur d’autres coopérations franco-allemandes, comme le projet de char de combat commun.
Une telle remise en question pourrait fragiliser la confiance mutuelle et ralentir les progrès dans ces domaines stratégiques.
Cependant, Macron reste confiant dans la capacité des partenaires à surmonter ces défis, citant le succès du projet Ariane-6 comme preuve de la résilience et de la détermination des collaborations franco-allemandes.
