La Suisse fait face à une controverse majeure concernant l’achat des chasseurs-bombardiers F-35A.
Entre dépassement de budget, malentendus sur le “prix fixe” et tensions douanières avec les États-Unis, le débat s’intensifie.
Trois options se dessinent pour le pays, chacune ayant des implications politiques et financières significatives.
Coût des F-35A : un malentendu coûteux
La Suisse a récemment découvert que l’achat des F-35A coûterait plus que les six milliards de francs suisses initialement prévus.
Un malentendu sur la notion de “prix fixe” a émergé entre le Département de la Défense suisse (DDPS) et les États-Unis.
Pour Washington, cela signifie que la Suisse paiera le même prix que le Pentagone, tandis que le DDPS pensait que le prix serait celui du devis initial.
🇨🇭🇺🇸Les Suisses de plus en plus remontés contre le F-35.
Alors que les coûts supplémentaires des F-35A commandés s’ajoutent aux frais de douane surprises de Donald Trump, le sujet semble tendre de plus en plus de monde en Suisse.
Pour de simples missions de police du ciel, les… pic.twitter.com/lJzAbPSga5
— Louis Duclos (@ObsDelphi) October 11, 2025
De plus, les droits de douane américains sur les exportations suisses ont été un facteur aggravant. Initialement fixés à 39 %, ils ont été réduits à 15 % après un accord, mais ont contribué à la polémique.
Stratégies divergentes face à l’achat des F-35A
En Suisse, le débat sur l’achat des F-35A divise. Certains prônent l’annulation de la commande, suggérant une coopération avec la France pour la défense aérienne.
D’autres, comme l’ancien astronaute Claude Nicollier, estiment qu’il faudrait augmenter le nombre d’appareils pour renforcer la force aérienne et améliorer les relations avec les États-Unis.

Un troisième groupe propose de maintenir la commande initiale mais de réduire le nombre d’avions pour respecter le budget.
Un comité a été formé pour réévaluer les besoins en défense aérienne, s’assurant que les exigences actuelles correspondent aux bases de l’évaluation du F-35A.
Réduction de la commande : une solution audacieuse
Martin Pfister, chef du DDPS, propose de réduire la commande à 30 F-35A pour respecter le budget, avec une option d’achat de 10 avions supplémentaires à l’avenir.
🇨🇭🇺🇸✈️ FLASH – Martin Pfister souhaite finalement commander 30 avions F-35 au lieu des 36 prévus, afin de « respecter le crédit de 6 milliards validé par les citoyens ». (Blick) pic.twitter.com/vqLYi6rq7d
— SuisseAlert (@SuisseAlert) November 23, 2025
Cette stratégie pourrait apaiser l’opposition politique tout en répondant aux besoins de la force aérienne.
Urs Loher, directeur d’Armasuisse, souligne que les options sont limitées : acheter moins d’avions, obtenir un crédit supplémentaire, ou renoncer aux principes de compensation, cette dernière option étant écartée.
Le défi pour M. Pfister est de convaincre le Conseil fédéral d’adopter cette approche. Cette solution pourrait être la seule viable pour la Suisse, compte tenu des contraintes budgétaires et politiques actuelles.




