Le projet SCAF, pierre angulaire de la défense européenne, traverse une période de turbulences.
Entre blocages sur la gouvernance, rumeurs de retrait allemand et débats sur la propulsion, l’avenir du SCAF semble incertain. Pourtant, des solutions émergent, promettant de redéfinir le paysage aéronautique du futur.
Blocage sur la gouvernance : un obstacle majeur
Les tensions autour de la gouvernance du projet SCAF opposent principalement Dassault Aviation et Airbus.
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Ces deux géants de l’industrie aéronautique se disputent le contrôle des technologies clés et la répartition des rôles.
Dassault Aviation, en tant que maître d’œuvre, souhaite conserver une position dominante, tandis qu’Airbus prône une approche plus collaborative.
🇫🇷 🇩🇪 Le patron d’@AirbusDefence estime qu’une issue possible au blocage du #SCAF serait de séparer le développement du chasseur : la France et l’Allemagne pourraient alors concevoir chacune leur propre avion.
Il qualifie cette piste d’”option viable” et dit qu’elle pourrait… pic.twitter.com/AdHcQjtah1
— OpexNews (@OpexNews) January 29, 2026
Ce désaccord persistant empêche la progression vers la phase 2 du projet, essentielle pour le développement des prototypes.
Le blocage actuel pourrait retarder le calendrier du SCAF et augmenter les coûts, compromettant ainsi sa compétitivité face à d’autres initiatives internationales.
Rumeurs de retrait de l’Allemagne
Des rumeurs circulent sur un possible retrait de l’Allemagne du projet SCAF pour rejoindre le GCAP, un programme concurrent mené par le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon.
Cette décision pourrait être motivée par des divergences persistantes sur la gouvernance du SCAF et par une vision stratégique plus alignée avec les partenaires du GCAP.
Un tel changement aurait des répercussions significatives sur le SCAF, notamment en affaiblissant sa cohésion et en compliquant la répartition des tâches entre les partenaires restants.
Cela pourrait également renforcer le GCAP, augmentant ainsi la concurrence sur le marché des avions de combat de nouvelle génération.
Deux avions pour un avenir prometteur
Le développement de deux avions de combat de nouvelle génération dans le cadre du SCAF est soutenu par la BDLI et le syndicat IG Metall.

Cette approche permettrait de concilier les priorités nationales variées, tout en offrant un cadre clair et des perspectives d’avenir prometteuses. Elle pourrait également réduire les désaccords actuels et les incertitudes de planification.
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Cependant, la propulsion des deux NGF reste un défi majeur. La coopération entre Safran et MTU Aero Engines, via la coentreprise EUMET, illustre une collaboration réussie.
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Ce partenariat franco-allemand est souvent cité en exemple, prouvant que des projets de défense ambitieux peuvent être menés conjointement.
