L’Arabie saoudite explore de nouvelles options pour moderniser sa flotte aérienne, avec un intérêt marqué pour divers avions de combat, dont le Rafale F4, le F-35A américain et le JF-17 Thunder sino-pakistanais.
Ces choix stratégiques reflètent des dynamiques géopolitiques complexes et des relations internationales en constante évolution.
Voir cette publication sur Instagram
Un veto allemand et des relations tendues avec les États-Unis
L’Arabie saoudite a cherché à acquérir quarante-huit Eurofighter Typhoon/EF2000 auprès du Royaume-Uni, mais s’est heurtée à un veto allemand, bloquant ainsi la transaction.
Cette situation a poussé Riyad à explorer d’autres options pour renforcer sa flotte aérienne.
Parallèlement, les relations avec l’administration Biden se sont avérées complexes, influençant les décisions stratégiques saoudiennes.
Face à ces défis, l’Arabie saoudite a sollicité un devis auprès de Dassault Aviation pour une éventuelle commande de cinquante-quatre Rafale F4, marquant un tournant dans ses choix d’armement.

Un intérêt stratégique pour le Rafale F4
L’intérêt de l’Arabie saoudite pour le Rafale F4 de Dassault Aviation s’inscrit dans une stratégie visant à diversifier ses sources d’approvisionnement en armement.
Enfin, en Arabie saoudite, les négociations sur la vente de 54 #Rafale s’intensifient. À tel point que Dassault Aviation semble aujourd’hui être de plus en plus convaincu qu’une commande est désormais dans le domaine du possible. pic.twitter.com/30GH8HaBRY
— Philippe Top-Action (@top_force) November 26, 2023
En demandant un devis pour cinquante-quatre Rafale F4, Riyad pourrait chercher à exercer une pression sur ses partenaires traditionnels, notamment pour débloquer le dossier des Typhoon ou obtenir des concessions des États-Unis.
Les discussions entre la France et l’Arabie saoudite ont progressé, renforçant l’intérêt pour le Rafale.
Le président Macron a souligné cette dynamique, indiquant un changement significatif dans les relations bilatérales, consolidant ainsi le partenariat stratégique entre les deux nations.
Un choix surprenant : le JF-17 Thunder
L’intérêt de l’Arabie saoudite pour le JF-17 Thunder, un avion de combat sino-pakistanais, s’inscrit dans un contexte de renforcement des liens saoudo-pakistanais.
Les discussions en cours portent sur un accord de quatre milliards de dollars, dont deux milliards proviendraient de la conversion de prêts saoudiens au Pakistan.
Ce choix pourrait surprendre, mais il s’explique par la volonté de Riyad de diversifier ses sources d’approvisionnement en armement.
Le JF-17 Thunder, capable de voler à Mach 1,6, est équipé d’un radar à antenne active KLJ-7A et peut emporter jusqu’à 3 800 kg de munitions.

Cet appareil, déjà acquis par plusieurs pays, pourrait renforcer la coopération stratégique entre l’Arabie saoudite et le Pakistan, consolidée par un accord de défense mutuelle.
Cette alliance permet à Riyad de bénéficier du parapluie nucléaire pakistanais, illustrant l’importance de cette collaboration dans le contexte géopolitique actuel.
