Le programme GCAP, fruit d’une collaboration entre le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon, vise à développer un avion de combat de 6e génération.
Avec un démonstrateur prévu pour 2027 et une mise en service en 2035, ce projet ambitieux promet des avancées technologiques significatives et des retombées économiques majeures.
Une coopération internationale ambitieuse
En décembre 2024, le Royaume-Uni, l’Italie et le Japon ont solidifié leur collaboration sur le programme d’avion de combat de 6e génération, le GCAP, en signant l’accord GIGO.
Cette initiative vise à développer conjointement un avion de chasse de nouvelle génération, avec un démonstrateur prévu pour 2027 et une mise en service en 2035.
Pour structurer ce projet ambitieux, BAE Systems, Leonardo et Japan Aircraft Industrial Enhancement ont créé la coentreprise Edgewing.

Cette entité est chargée de coordonner les efforts industriels et technologiques nécessaires à la réussite du programme.
Pourquoi les coûts s’envolent-ils ?
L’augmentation des coûts du programme GCAP s’explique par plusieurs facteurs. La maturation technologique, les essais, le développement et la conception ont entraîné une hausse significative des dépenses.
The #GCAP industry partners – @BAESystemsplc 🇬🇧, @Leonardo_live 🇮🇹 & JAIEC 🇯🇵 – have reached a landmark agreement to form a business joint venture that will work alongside the GCAP International Government Organisation to deliver the next generation of combat aircraft.✈️ pic.twitter.com/DTb1WqXl2h
— GlobalCombatAir (@GlobalCombatAir) December 13, 2024
En cinq ans, les coûts de développement pour les deux premières phases ont triplé, passant de 6 à 18,6 milliards d’euros pour l’Italie.
De plus, l’évolution rapide de l’intelligence artificielle et la hausse des prix des minéraux critiques ont également contribué à cette inflation.
Ces éléments soulignent la complexité et les défis financiers liés à la réalisation d’un projet de cette envergure.
Un avenir prometteur malgré les défis
Le programme GCAP, qui s’étend jusqu’en 2050, se déroule en quatre phases et vise à attirer d’autres pays, comme l’Allemagne, pour partager les coûts et maximiser les retombées économiques.
L’Italie et le Royaume-Uni ont déjà investi 2 milliards d’euros chacun, avec des engagements supplémentaires prévus pour les années à venir.
Ces investissements devraient générer des retombées économiques positives pour l’écosystème de la défense nationale italienne.
En unissant leurs forces, les pays participants espèrent réduire les coûts et augmenter les bénéfices économiques, tout en renforçant leur position dans le secteur de la défense.
