Le programme d’acquisition des F-35 par le Royaume-Uni, en partenariat avec les États-Unis, a connu de nombreuses évolutions.
Initialement prévu pour 138 appareils, le nombre de chasseurs a fluctué au gré des revues stratégiques et des contraintes budgétaires, influençant ainsi la capacité de combat de la RAF.
Le Royaume-Uni et le programme F-35 : un partenariat stratégique
Le Royaume-Uni, seul partenaire de premier niveau des États-Unis pour le programme « Joint Strike Fighter », avait initialement prévu d’acquérir 138 chasseurs F-35B.
Ce partenariat stratégique influence les décisions de défense du pays, bien que le nombre d’appareils ait fluctué selon les revues stratégiques. La revue de 2021 a souligné la nécessité d’augmenter la capacité de combat de la RAF, sans préciser le nombre final d’appareils.
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En 2023, le Royaume-Uni a engagé des négociations pour 26 F-35 supplémentaires, visant 74 appareils d’ici 2030. Cependant, des inquiétudes subsistent quant au financement et à la livraison des appareils.
Réductions budgétaires et ajustements stratégiques
En 2024, des préoccupations budgétaires ont émergé, mettant en doute la capacité du ministère britannique de la Défense à financer les 48 F-35B déjà commandés.
Ces contraintes ont conduit à des discussions sur la réduction du nombre total d’appareils. La revue stratégique de 2025 a recommandé l’achat de F-35A pour renforcer la mission nucléaire de la RAF, tout en réalisant des économies.
Le gouvernement a donc décidé d’acquérir 12 F-35A, permettant une réduction des coûts de 25 % par appareil par rapport aux F-35B. Cette décision vise à équilibrer les besoins militaires avec les réalités budgétaires, tout en maintenant une force aérienne efficace.
Défis opérationnels et limitations techniques
La flotte britannique de F-35B fait face à des défis persistants, notamment une disponibilité réduite due à une pénurie de techniciens qualifiés et à des difficultés d’approvisionnement en pièces détachées. Ces problèmes logistiques compromettent l’efficacité opérationnelle des appareils.
En outre, les F-35B ne disposent pas de toutes les capacités prévues, comme l’emport des missiles Spear 3 et METEOR.
Le Royaume-Uni a une influence limitée sur les améliorations logicielles nécessaires pour intégrer ces nouvelles armes, car elles dépendent du programme mondial F-35 géré par le département de la Défense des États-Unis.


