Le trafic aérien en Russie connaît une transformation notable en 2025, marquée par une baisse du nombre de passagers pour la première fois depuis trois ans.
Cette évolution résulte de divers facteurs, notamment les sanctions internationales et les défis opérationnels, influençant à la fois le marché domestique et international.
Le ciel russe se vide : une baisse inédite du trafic aérien
En 2025, le trafic aérien en Russie a connu une baisse pour la première fois depuis 2022, avec 108,5 millions de passagers transportés, soit une diminution de près de 3% par rapport à 2024.
Cette contraction s’explique par les sanctions occidentales, le vieillissement des flottes et les contraintes opérationnelles.
La capacité totale du marché aérien russe reste inférieure de plus de 25% à son niveau de 2019. Les limitations d’accès aux avions et pièces détachées occidentaux, ainsi que le retrait progressif des appareils les plus anciens, freinent la croissance du nombre de passagers.
Adaptation des compagnies aériennes russes face aux sanctions
Face aux sanctions occidentales, les compagnies aériennes russes ont intensifié leurs efforts pour développer des capacités de maintenance locales, réduisant ainsi leur dépendance aux avions et pièces détachées occidentaux.
Cette stratégie a permis à certaines compagnies, comme Rossiya Airlines, de se concentrer sur le marché domestique, où elle a transporté 12,02 millions de passagers en 2025, malgré une baisse globale du trafic.
En parallèle, le marché s’est réorienté vers des destinations internationales limitées, principalement vers des pays “amis”. Cette réorientation stratégique a permis de maintenir un réseau international restreint, tout en optimisant l’utilisation des flottes disponibles.
Vers un avenir prometteur pour l’aviation russe
Pour 2026, le ministère russe des Transports prévoit un trafic aérien global avoisinant celui de 2025, avec environ 108 millions de passagers, et envisage une légère croissance.
Rosaviatsia se montre optimiste, anticipant une hausse de 2% du trafic, grâce à l’amélioration des capacités de maintenance locale et à la réouverture d’aéroports stratégiques.
Le ministre des Transports espère une dynamique positive d’ici 2027, notamment avec l’achat potentiel d’avions produits en Russie. Cependant, le modèle actuel reste limité par des flottes vieillissantes et un accès restreint aux technologies occidentales, malgré une demande intérieure solide.




