Le radar AN/APG-85, développé par Northrop Grumman pour les F-35, promet de révolutionner la supériorité aérienne avec des capacités de détection avancées.
Cependant, des retards d’intégration et des défis techniques posent des problèmes pour l’US Air Force, nécessitant des ajustements significatifs dans la conception des appareils.
Un radar révolutionnaire en développement
Northrop Grumman développe actuellement le radar AN/APG-85, un système à balayage électronique actif destiné à équiper les F-35 aux standards TR3 et Block 4, remplaçant ainsi l’AN/APG-81.
The common perception is that Northrop Grumman’s AN/APG-85 is a Gallium Nitride #GaN upgrade to the AN/APG-81. However, a transition to GaN alone does not explain the extreme secrecy surrounding the program.
The DoD already operates a wide array of GaN-based systems, including… https://t.co/EWwsesekB7 pic.twitter.com/5nc15eXp8A
— AirPower | MIL-STD (@AirPowerNEW1) February 13, 2026
Ce radar promet d’améliorer la supériorité aérienne grâce à une connaissance situationnelle avancée, augmentant la létalité, l’efficacité et la capacité de survie des appareils.
L’AN/APG-85 se distingue par ses capacités de détection et de suivi à longue portée des aéronefs et missiles, ainsi que par son imagerie haute résolution des cibles terrestres, renforçant ainsi les capacités opérationnelles des F-35.
Défis d’intégration et modifications nécessaires
Le retard dans l’intégration de l’AN/APG-85, initialement prévu pour le lot n° 17 des F-35, pose des défis significatifs pour l’US Air Force.

La connectique et la puissance électrique requises par ce nouveau radar diffèrent de celles de l’AN/APG-81, nécessitant des modifications de conception du F-35.

Le PDG de Lockheed Martin a proposé de modifier le fuselage pour accueillir les deux radars, une solution envisageable seulement à partir du lot n° 20.
En attendant, les F-35 du lot n° 17, conçus pour l’AN/APG-85, risquent de voler sans radar, compromettant leur efficacité.
Conséquences opérationnelles et solutions temporaires
Les F-35 du lot n° 17, livrés sans radar, doivent être lestés pour maintenir leur équilibre en vol, ce qui réduit considérablement leurs capacités opérationnelles.
Sans radar, ces appareils sont vulnérables, bien qu’ils puissent recevoir des données tactiques via la liaison MADL d’un autre F-35 équipé, à condition de voler en formation, ce qui reste risqué en situation de combat.
Northrop Grumman subit des pressions du bureau du programme F-35 et de Lockheed Martin pour accélérer le développement de l’AN/APG-85.

Malgré les estimations initiales de Northrop, jugées plus réalistes, l’urgence d’intégration persiste.
