L’US Air Force reçoit des F-35A sans radar, une situation qui interroge les experts

L'US Air Force reçoit des F-35A sans radar, une situation qui interroge les experts

Le radar AN/APG-85, développé par Northrop Grumman pour les F-35, promet de révolutionner la supériorité aérienne avec des capacités de détection avancées.

Cependant, des retards d’intégration et des défis techniques posent des problèmes pour l’US Air Force, nécessitant des ajustements significatifs dans la conception des appareils.

Un radar révolutionnaire en développement

Northrop Grumman développe actuellement le radar AN/APG-85, un système à balayage électronique actif destiné à équiper les F-35 aux standards TR3 et Block 4, remplaçant ainsi l’AN/APG-81.

Ce radar promet d’améliorer la supériorité aérienne grâce à une connaissance situationnelle avancée, augmentant la létalité, l’efficacité et la capacité de survie des appareils.

Lire aussi :  Le financement du contrôle aérien en Belgique pour 2026 soulève des questions sur l'avenir du secteur

L’AN/APG-85 se distingue par ses capacités de détection et de suivi à longue portée des aéronefs et missiles, ainsi que par son imagerie haute résolution des cibles terrestres, renforçant ainsi les capacités opérationnelles des F-35.

Défis d’intégration et modifications nécessaires

Le retard dans l’intégration de l’AN/APG-85, initialement prévu pour le lot n° 17 des F-35, pose des défis significatifs pour l’US Air Force.

La connectique et la puissance électrique requises par ce nouveau radar diffèrent de celles de l’AN/APG-81, nécessitant des modifications de conception du F-35.

Production du radar AN/APG-81.

Le PDG de Lockheed Martin a proposé de modifier le fuselage pour accueillir les deux radars, une solution envisageable seulement à partir du lot n° 20.

En attendant, les F-35 du lot n° 17, conçus pour l’AN/APG-85, risquent de voler sans radar, compromettant leur efficacité.

Conséquences opérationnelles et solutions temporaires

Les F-35 du lot n° 17, livrés sans radar, doivent être lestés pour maintenir leur équilibre en vol, ce qui réduit considérablement leurs capacités opérationnelles.

Lire aussi :  L’Allemagne équipe ses Eurofighter d’une IA de pointe pour révolutionner la guerre électronique

Sans radar, ces appareils sont vulnérables, bien qu’ils puissent recevoir des données tactiques via la liaison MADL d’un autre F-35 équipé, à condition de voler en formation, ce qui reste risqué en situation de combat.

Voler avec un F-35 sans radar, c’est comme naviguer dans le brouillard. On peut recevoir des infos d’un autre appareil, mais ça reste risqué et limite nos missions.Julien, 32 ans, pilote de chasse

Northrop Grumman subit des pressions du bureau du programme F-35 et de Lockheed Martin pour accélérer le développement de l’AN/APG-85.

Malgré les estimations initiales de Northrop, jugées plus réalistes, l’urgence d’intégration persiste.

thomas lemaire neowp

Journaliste passionné par l’innovation, la mobilité et l’aviation, Thomas suit de près l’évolution du transport aérien à travers le monde. Sur Observatair, il décrypte avec précision et curiosité les actualités des compagnies, les nouvelles liaisons et les grandes tendances qui redessinent le ciel mondial.