La modernisation du Mirage 2000D, désormais équipé de la nacelle canon CC422, marque une avancée significative dans l’appui aérien rapproché.
Face à la menace croissante des drones, l’armée explore des solutions d’armement à bas coût, incluant des roquettes laser, pour optimiser l’efficacité et la rentabilité des opérations.
Modernisation du Mirage 2000D : une avancée nécessaire
La mise à jour du Mirage 2000D au standard RMV inclut désormais la capacité d’emporter la nacelle canon CC422, renforçant ainsi son efficacité en appui aérien rapproché.
Cette modernisation permet d’améliorer la précision et la réactivité des interventions au sol, bien que la nacelle ne dispose pas encore de symbologie pour le tir air-air.
Malgré cette limitation, le potentiel de la nacelle dans la lutte antidrone est prometteur.
En effet, elle offre une solution plus économique face à des menaces de faible coût, évitant l’utilisation de missiles coûteux pour neutraliser des drones.
Réduction des coûts des missiles : une nécessité stratégique
Le général Jérôme Bellanger a souligné l’inefficacité économique d’utiliser des missiles air-air MICA, dont le coût dépasse un million d’euros, pour abattre des drones bon marché.

Cette approche n’est pas viable à long terme, surtout face à la prolifération des drones sur les théâtres d’opérations modernes.
Pour répondre à ce défi, il est crucial de développer des solutions de tir à bas coût.
L’adaptation des conduites de tirs canons pour la lutte antidrone pourrait offrir une alternative plus économique et pragmatique, optimisant ainsi l’utilisation des ressources militaires.
Solutions d’armement à bas coût : une réponse aux drones
Face à la menace croissante des drones, notamment les Shahed, l’armée de l’Air & de l’Espace explore des options d’armement à bas coût.
Parmi les solutions sur étagère, les roquettes laser comme l’ACULEUS-LG, la FZ275 et l’APKWS II se distinguent. Ces systèmes, déjà éprouvés, offrent une alternative économique pour équiper les Mirage 2000 et Rafale.

Le général Bellanger se montre ouvert à l’adoption de solutions étrangères, soulignant la nécessité de dépasser le cadre des missiles exclusivement français.
Cette flexibilité pourrait renforcer l’efficacité opérationnelle tout en maîtrisant les coûts.




