Le secret inavouable derrière l’EuroDrone : Pourquoi la France ne peut absolument pas se retirer !

Quitter le projet de drone européen pourrait coûter plus cher que de le continuer, selon un rapport

Le projet EuroDrone, initié par Airbus, Dassault Aviation et Leonardo, incarne une avancée stratégique pour l’Europe.

Lancé en 2022, ce drone MALE suscite débats et critiques, notamment en France, face à des enjeux géopolitiques et technologiques.

 

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Découvrez les défis et perspectives de cet ambitieux programme.

Origine et développement de l’EuroDrone

Proposé en 2013 par Airbus, Dassault Aviation et Leonardo, le projet EuroDrone vise à développer un drone MALE européen.

Ce projet a été officiellement lancé en février 2022 par l’OCCAr, représentant la France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

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Les négociations ont été longues et complexes, marquées par des discussions intenses entre les pays participants et les industriels.

Ces échanges ont finalement abouti à un accord permettant de concrétiser ce projet ambitieux, malgré les défis rencontrés.

Contexte géopolitique et pertinence de l’EuroDrone

Le lancement de l’EuroDrone coïncide avec des événements géopolitiques majeurs, tels que l’attaque de la Russie contre l’Ukraine et la fin de l’opération Barkhane par la France.

Ces développements soulèvent des questions sur l’adéquation de l’EuroDrone pour des engagements de haute intensité, compte tenu de sa taille et de sa vulnérabilité face aux systèmes de défense modernes.

En France, des critiques émergent concernant son coût élevé et sa pertinence, surtout avec des alternatives comme l’Enbata et l’Aarok en développement.

Ces drones plus légers et potentiellement plus adaptés aux besoins actuels pourraient offrir des solutions plus efficaces et économiques.

Implications financières et recommandations pour l’EuroDrone

Quitter le programme EuroDrone pourrait entraîner des coûts significatifs pour la France, notamment en raison des 100 millions d’euros de subventions du PEDID.

Le député François Cormier-Bouligeon souligne que se retirer coûterait plus cher que de poursuivre, recommandant ainsi de maintenir la participation française.

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L’EuroDrone a récemment franchi l’étape cruciale de la revue critique de conception, ouvrant la voie au premier vol d’un prototype.

Cormier-Bouligeon propose de continuer la coopération européenne tout en explorant des solutions nationales, diversifiant ainsi les modèles de drones MALE par des achats nationaux.

thomas lemaire neowp

Journaliste passionné par l’innovation, la mobilité et l’aviation, Thomas suit de près l’évolution du transport aérien à travers le monde. Sur Observatair, il décrypte avec précision et curiosité les actualités des compagnies, les nouvelles liaisons et les grandes tendances qui redessinent le ciel mondial.