Saab envisage d’assembler des avions Gripen et GlobalEye au Canada, un projet qui pourrait redéfinir l’industrie aéronautique locale

Saab envisage d'assembler des avions Gripen et GlobalEye au Canada, un projet qui pourrait redéfinir l'industrie aéronautique locale

Le Canada réévalue l’achat de chasseurs F-35A face à des tensions avec les États-Unis.

Alors que l’Aviation royale canadienne défend ce choix, des alternatives comme le Gripen de Saab émergent, promettant des retombées économiques significatives.

L’opinion publique et les enjeux industriels influencent cette décision cruciale.

Saab redéfinit l’industrie aéronautique canadienne

Saab propose d’assembler 72 Gripen et 6 avions GlobalEye au Canada, promettant de transformer l’industrie aéronautique du pays.

Ce projet pourrait créer 12 600 emplois, attirant l’intérêt du gouvernement canadien, désireux de diversifier ses sources d’approvisionnement militaire.

Les compensations industrielles sont cruciales pour maximiser les retombées économiques des dépenses militaires canadiennes.

Lire aussi :  Azul Azul amorce sa renaissance avec un plan financier qui redonne espoir au Brésil

En produisant localement, Saab pourrait renforcer le secteur industriel canadien, tout en répondant aux besoins des Forces armées canadiennes avec des solutions souveraines et innovantes.

Les enjeux économiques et industriels

Les compensations industrielles jouent un rôle clé dans la décision du Canada concernant l’achat des F-35A.

Ottawa cherche à maximiser les retombées économiques de ses dépenses militaires, estimées à 82 milliards de dollars canadiens sur cinq ans.

Saab, en proposant l’assemblage local de ses appareils, offre une opportunité de renforcer le secteur industriel canadien, durement touché par les tarifs douaniers américains.

En parallèle, Lockheed Martin met en avant l’impact économique du F-35, soulignant que 110 entreprises canadiennes participent à sa chaîne d’approvisionnement.

Le programme pourrait générer 15,5 milliards de dollars canadiens de valeur industrielle d’ici 2058.

Une opinion publique divisée

L’opinion publique canadienne est partagée concernant l’achat des chasseurs.

Selon un sondage d’Ekos, 43 % des Canadiens préfèrent l’achat de Gripen, tandis que 29 % soutiennent une flotte mixte Gripen/F-35.

 

Voir cette publication sur Instagram

 

Une publication partagée par adriane (@adriane9566)

Seuls 13 % sont en faveur d’une flotte exclusivement composée de F-35. Cette division pourrait influencer la décision finale d’Ottawa, qui reste en suspens.

Lire aussi :  WestJet s'enracine au Québec et promet des escapades ensoleillées inoubliables

Le soutien majoritaire pour le Gripen pourrait inciter le gouvernement à reconsidérer ses options, surtout face aux promesses économiques de Saab.

Cependant, les implications stratégiques et industrielles du F-35 continuent de peser lourd dans la balance décisionnelle.

thomas lemaire neowp

Journaliste passionné par l’innovation, la mobilité et l’aviation, Thomas suit de près l’évolution du transport aérien à travers le monde. Sur Observatair, il décrypte avec précision et curiosité les actualités des compagnies, les nouvelles liaisons et les grandes tendances qui redessinent le ciel mondial.