Les systèmes d’identification automatique, tels que l’AIS pour les navires et l’ADS pour les aéronefs, jouent un rôle crucial dans le suivi du trafic maritime et aérien.
Cependant, la fiabilité de ces systèmes est mise en question par des incidents de falsification de données, soulevant des préoccupations sur la sécurité et la désinformation.
L’ais : un outil de suivi maritime fiable ?
Le Système d’Identification Automatique (AIS) est essentiel pour le suivi en temps réel des navires civils et parfois militaires.
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Il fonctionne grâce à un transpondeur équipé d’un récepteur GNSS et d’un émetteur VHF, permettant la transmission de données numériques via des canaux dédiés. Chaque navire est identifié par un numéro MMSI unique.
L’AIS est crucial pour le suivi du trafic maritime, avec des plateformes comme VesselFinder et MarineTraffic offrant des informations précieuses.

Cependant, la précision de ces données peut être compromise par des falsifications, soulignant l’importance de la vérification des informations reçues.
Les limites de la fiabilité des données GPS
En 2020, un incident notable a mis en lumière la vulnérabilité des données GPS utilisées par l’AIS. Les positions du HMS Defender et de la frégate HMNLS Evertsen ont été falsifiées en mer Noire, les montrant près de la Crimée alors qu’ils étaient à Odessa.
Cette manipulation illustre comment des tiers peuvent altérer les informations GPS, compromettant ainsi la fiabilité des données AIS.
Ces falsifications ont des implications sérieuses pour la sécurité maritime. Elles peuvent induire en erreur les autorités et les opérateurs, rendant la navigation plus risquée et compliquant la gestion des incidents en mer.
La vulnérabilité des données ADS en aéronautique
Le système ADS (Automatic Dependent Surveillance-Broadcast) joue un rôle crucial dans le suivi des aéronefs, similaire à l’AIS pour les navires.
ADSB:
L’Automatic dependent
surveillance-broadcast est un système de surveillance coopératif pour le contrôle du trafic aérien et d’autres applications connexes. pic.twitter.com/OOZHNdcQJq— fathi tekrit (@fathiahras) December 7, 2021
Il transmet la position et d’autres informations aux stations au sol et aux autres appareils équipés. Des plateformes comme FlightRadar 24 et ADSB Exchange utilisent ces données pour offrir un suivi en temps réel du trafic aérien.

Cependant, les aéronefs militaires ne sont pas obligés d’utiliser l’ADS lors de missions opérationnelles, ce qui peut compliquer la surveillance.
La falsification des données ADS représente une menace sérieuse pour la sécurité aérienne. Un exemple récent est celui d’un Eurofighter Typhoon de la RAF, signalé à tort près de l’île chinoise de Hainan.
A Chinese Wing Loong–variant drone is being spoofed as an RAF Eurofighter Typhoon east of Hainan Province. pic.twitter.com/7gRklfWyP7
— Brian (@BrianE6B) November 19, 2025
Cette manipulation pourrait impliquer l’utilisation d’un drone de type MALE, suggérant des essais de désinformation par l’Armée populaire de libération chinoise.
Ces incidents soulignent la nécessité de renforcer la vérification des données ADS pour éviter des conséquences potentiellement graves.
